Lettre à Eliza von der Recke

Chère fille et sœur, cette lettre est un témoignage de ma considération pour vous, car je n’écris jamais, comme règle générale,  aux femmes. L’avenir vous donnera l’épreuve de ma manière d’opérer.

En même temps, ma chère, n’oubliez pas mes conseils et mon amour fraternel. C’est le silence qui vous conduira sur la voie Sabine et vous fera unir à la gloire céleste en récompense de vos mérites.

Vous devez savoir chère sœur, que moi je serai le même pour vous et je ferai tout le possible de vous contenter, mais à votre tour vous devez garder le secret.

Faites vous mon ambassadrice auprès de votre père, de votre mère et de votre sœur et dites leurs de ma part tout ce que votre cœur vous inspire. J’espère pouvoir prochainement les embrasser en personne.

Implorez pour moi le Grand Dieu, car je me trouve ici, avec mon épouse, votre chère sœur,  entouré d’ennemis et abreuvé d’amertumes.  Mais il faut avoir de la patience et combattre l’ignorance profane.

Pour le moment je ne peux pas vous dire plus, mais je vous le dirai en peu de temps. Je finis en vous communiquant les salutations de ma femme, le même pour tous les frères et sœurs. Je m’arrête et vous embrasse du cœur, ainsi comme tous les frères et sœurs. Ne m’oubliez pas ut deus.

Votre pour toujours, qui vous aime du cœur.


Cagliostro