Autour du 27 décembre

Beaucoup de biographes, et non des moindres se sont aperçus qu’Alexandre de Cagliostro fut arrêté un  27 décembre. Or certains affirmèrent que le choix de cette journée n’était pas innocente car les francs maçons fêtaient à leur manière, et selon quelques différences selon les rites, la Saint Jean, personnage évangélique des plus important.

Et déjà dans l’ouvrage publié sous le titre « Vie de Joseph Balsamo connu sous le nom de Cagliostro » attribué à Barberi Giovanni, nous lisons :

« Les maçons ordinaires, ont coutume de prendre pour patron Saint Jean Baptiste, et de célébrer sa fête. Cagliostro, dans son rite, a joint la fête de Saint Jean l'Evangéliste, et c'est précisément le jour où il a été mis en prison à Rome. Sa raison , pour adopter cette fête, était, à ce qu'il a dit, la grande affinité qui existe entre l'apocalypse et les travaux de son rite. »

 

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Ainsi la papauté souhaitait frapper  un grand coup sur la scène publique en annihilant et en pensant décapiter la Maçonnerie d’un de ses grands Maître occulte, qui avait la possibilité d’œuvrer dans l’invisible. En conséquence le choix de cette date ne semblait pas être redevable au hasard mais avait été , semble t’il, choisi.

Nous reprocherons, dans le cas présent , à l’église catholique sa détermination. Certes l’époque était troublée et la révolution française en cette fin d’année 1789 avait stupéfié les monarchies environnantes, et la papauté en particulier. L’église tremblait et voyait des conjurations à chaque coin de rue, à chaque assemblée politique. Un ministre témoigne de la terreur des conspirations : « je vous assure, que Rome se trouve sous le coup de la plus atroce inquisition et qui enlève toute confiance à chacun. On n’ose se fier à personne. »

Les Francs Maçons  étaient devenus les adversaires les plus périlleux car ils colportaient dans leurs réunion une idéologie nouvelle, une nouvelle gnose même, pourrait on dire. Mais sous le nom de Maçonnerie,  une multitude de loges cohabitaient et dont les idéaux étaient parfois tout à fait opposés. Certains affichaient un athéisme forcené, d’autres un esprit religieux teinté d’universalité, ou s’entremêlaient les philosophies et les cultes les plus divers . Mais les plus mystérieux  et les plus virulents étaient sans contexte ceux travaillant sous le nom « d’Illuminés de Bavière », car le champ social et la révolte contre l’ordre établi étaient leur terrain de prédilection.

Or la papauté ne faisaient aucunes différences de toutes ses obédiences et même parfois les confondaient. L’étiquette Maçonnerie faisaient automatiquement dresser les cheveux sur la tête des ecclésiastiques, du moins le peu qu’ils leur restaient.

Or le pape Pie VI et ses cardinaux les plus proches en arrêtant Cagliostro se trompèrent  d’adversaire et commirent une grossière erreur d’appréciation.

Cagliostro était surtout venu à Rome pour faire reconnaître son ordre par la papauté. Il ne souhaitait en aucun cas combattre et abattre les piliers  de l’église.

Certes les points doctrinaux n’étaient point identiques mais nous savons selon la parole du seigneur, qu’il y a beaucoup de chemins menant au royaumes du Père.

L’immortalité de l’Âme et la croyance en Dieu étaient les articles de foi de Cagliostro, au contraire de beaucoup d’autres rites et loges.

Pie VI, peut être mal conseillé, croyait que Cagliostro était un agent des « Illuminés » venu pour le destituer et le mettre à mal.

Pour cette raison, il décida avec la collégiale inquisitoriale, de frapper fort et vite.

D’ou la date du 27 décembre.

Mais en vérité cela n’est pas tout, car cette journée,  était aussi la date l’anniversaire de Pie VI,  né le 27 décembre 1717.

Et nous touchons là à un mystère des plus sérieux, puisque dans le fond Cagliostro devenait le cadeau majeur que s’offrait le pape.


Mais ainsi notre  Mage pénétrait directement et presque involontairement dans la destinée du souverain pontife, profitant de ce que certains dénomment un « hiatus », un intermède entre deux cycles, entre deux respirations, moment des plus insolites, porte ouverte entre des mondes différents.

Et les effets seront assez désastreux dans la finalité pour le Vatican, d’autant plus que les gardes pontificaux avait arrêté un innocent.

Cagliostro a toujours joué le rôle d’un révélateur et ses actions ont toujours eu des répercussions d’ordres psychiques et spirituelles. Dans ce cas précis, son arrestation le soir du 27 décembre, mais aussi sa sortie et son transfert vers la prison de Saint Ange qui  se déroulèrent  au matin du 28 décembre 1789 aura un sens prophétique des plus étranges, annonçant les futures souffrances du saint Père.

En effet,  c’est à cette même date du 28 décembre 1797 , huit années plus tard que lors d’une émeute, le général français Duphod est tué par un garde pontifical. En représailles, le directoire enverra  une armée vers Rome et le 15 février 1798, la république romaine sera proclamée, puis le 20 février le pape Pie VI devient  prisonnier.

L’église romaine vivait un de ses pire cauchemar, et le pape était emprisonné et exilé en France ou il décèdera. Il venait de vivre et de suivre un cheminement similaire au Maître du Rite Egyptien.

 

NICODÈME.

 

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